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Diane Landry vit et travaille à Québec. Depuis 1987, elle a présenté ses œuvres au Canada ainsi qu'aux États-Unis, au Mexique, en France, en Autriche et en Allemagne. En 1998, une première monographie lui était consacrée : « Diane Landry Œuvres Mouvelles », publiée par le Centre de diffusion et de production de la photographie VU. Sa récente exposition solo : Les sédentaires clandestins, présentée au Musée du Québec en février 2001, était également accompagnée d'un catalogue et d'un disque audionumérique. Marie Fraser, commissaire de l'exposition Les sédentaires clandestins, décrit la démarche artistique de l'artiste1 : « Artiste multidisciplinaire, Diane Landry réalise ce qu'elle nomme des « œuvres mouvelles », des installations, des sculptures et des performances où s'agite tout un monde hétéroclite d'objets, autant de rappels symboliques de notre univers quotidien et culturel, qu'elle falsifie et transforme sous l'effet du mouvement, du son, des jeux d'ombres et de lumière. Au cours des dix dernières années, Diane Landry a créé un ensemble d'œuvres ludiques et sonores à partir de gestes anodins et d'objets du quotidien, complices d'une culture et d'un imaginaire populaires qu'elle se plaît à faire osciller entre la réalité du monde et des allusions à la société contemporaine et un monde imaginaire et poétique à la limite de l'absurde. » « Si les objets réutilisés sont liés à l'origine à des valeurs populaires ou de la vie ordinaire, souvent même domestique, c'est pour mettre l'accent sur l'importance de l'expérience quotidienne. C'est là une des singularité du travail de Diane Landry, d'où origine sans doute cette fascination pour la collecte et pour le recyclage qui permettent d'attirer l'attention sur des détails infimes, voire sur ce qui est porté à s'effacer, à disparaître. » Concernant l'œuvre présentée dans Growth & Risk, Marie Fraser écrit : « Les Tables tourmentes poussent plus loin cette potentialité sonore, voire narrative, de la circularité des tourne-disques en reprenant l'idée du manège, mais avec une certaine ironie critique. Sur les 20 « tables tournantes » (le jeu de mots que permet l'expression couramment utilisée pour désigner les tourne-disques est ici essentiel pour saisir l'ironie du titre) qui servent de plate-forme sont disposées des figurines d'animaux de plastique rouge qui, entraînées par la rotation, font vibrer le papier d'emballage brun des plus commun qui recouvre la structure. [...] La vibration du papier et le claquement très particulier qu'on entend nous poussent à regarder en dessous de la « table » pour y découvrir un véritable carrousel d'animaux de boucherie. [...] Sur le même principe que Les sédentaires clandestins, les « tables tournantes » qui composent l'essentiel de la structure sont soutenues par 80 tiges de cuivre qui reposent au sol sur des crayons de plomb. Fragile, parce que supportée de façon précaire, toute la sculpture vibre, elle frémit comme emportée par son propre mouvement, animée par le tremblement des animaux qui tournent en faisant vibrer et claquer le papier. » 1 Marie Fraser, Diane Landry, Les sédentaires clandestins, Québec, éd. Musée du Québec, 2001. |
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Growth & Risk Tél. : (514) 288-0811 Téléc. : (514) 288-5021 courrier@ciac.ca ciac@ciac.ca |
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