Accueil

Refus Global (1948)



70e anniversaire jeudi 9 août

À VENIR EN OCTOBRE 2018

À l'occasion du 70e anniversaire de la publication Refus global, Québecor présentera une exposition d'oeuvres et d'artefacts des Automatistes dans son espace Musée en octobre prochain. Ce projet, conçu en collaboration avec la galerie Simon Blais pour les oeuvres et Claude Gosselin pour les textes, a reçu la collaboration exceptionnelle de plusieurs artistes et collectionneurs acceptant de prêter des oeuvres de l'année 1948 et voisines.



Refus global est un manifeste artistique signé par les 16 membres du mouvement des Automatistes et lancé à la Librairie Tranquille le 9 août 1948.

L'essai principal est rédigé par Paul-Émile BORDUAS. Il est accompagné de textes de Bruno CORMIER, Claude GAUVREAU, Fernand LEDUC et Françoise SULLIVAN. Il est illustré notamment avec une oeuvre de Jean Paul RIOPELLE et des photos de Maurice PERRON, également éditeur du manifeste chez Mithra-Mithe.



L'EXPOSITION

Quand : Du 3 octobre 2018 au
11 janvier 2019
Vernissage le 2 octobre à 18h

: Espace musée Québecor
612, rue Saint-Jacques, Montréal

Les signataires : Magdeleine Arbour, Marcel Barbeau, Paul-Émile Borduas, Bruno Cormier, Marcelle Ferron, Claude Gauvreau, Pierre Gauvreau, Muriel Guilbault, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, Maurice Perron, Louise Renaud, Thérèse Renaud, Françoise Riopelle, Jean Paul Riopelle, Françoise Sullivan

« REFUS GLOBAL »

UN MANIFESTE POUR LA CRÉATION, LA VIE, LA LIBERTÉ

Claude Gosselin

Entre 1940 et 1946, se forme librement à Montréal un groupe de jeunes artistes liés par leurs études ou leurs amitiés. Les uns et les unes sont étudiants/tes à l’École des beaux-arts de Montréal ou à l’École du meuble de Montréal où enseigne Paul-Émile Borduas, et d’autres dans des institutions universitaires en lettre et en médecine et finalement d’autres en danse. En 1946 le groupe se solidifiera à la suite d’une exposition d’étudiants au Collège Sainte-Marie de Montréal. Des expositions et des spectacles en théâtre et en danse auxquels les uns et les autres s’entraideront suivront au cours des mois suivants.

Des rencontres ont lieu sous l’égide de Borduas; les discussions s’enflamment sur le surréalisme en art et les conditions sociale et politique au Québec. Que la société soit encore dirigée par l’église et des forces politico-financières agacent énormément. Il faut donc faire quelque chose : renverser les valeurs esthétiques conservatrices et proposer une nouvelle approche sociale et économique.

Au point où, en 1947-48, Borduas se met à l’écriture d’un texte qu’il soumettra à quelques artistes pour recevoir leurs commentaires. Fernand Leduc est le principal interlocuteur dans cette démarche. Après quelques modifications, le texte, Refus global, est signé par 15 artistes et un psychiatre. Le lancement du Manifeste, puisqu’il faut l’appeler par son nom, est lancé le 9 août 1948 à la Librairie Tranquille.

À sa sortie, Refus global ne fait pas l’effet d’une bombe dans la société, malgré sa charge virulente contre l’autorité. Le geste le plus brutal, c’est Borduas qui le recevra en perdant son poste d’enseignant à l’École du meuble de Montréal.

C’est seulement quelques années plus tard qu’on reconnaîtra Refus global comme un texte prémonitoire et de base au mouvement de changement sociétal unique qui nous aura mené à la Révolution tranquille des années 1960.

 

LA PROGRAMMATION COMPREND

UN DÉPLIANT

Textes de Claude Gosselin et images d'oeuvres et poèmes des Automatistes.

UNE EXPOSITION

Textes et oeuvres des Automatistes des années 1947-1950, et des photographies de Maurice Perron, prêt du Musée national des beaux-arts du Québec.